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Salon INNN : « L’IA doit nous éclairer, pas nous éblouir ! »

À l’occasion de la première journée du Salon INNN, Sébastien Acedo, Délégué général de ROAM, a participé à une table ronde organisée par l’AMRAE – Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise et animé par Marie-Elise Lorin, Vice-présidente AMRAE, consacrée à l’intelligence artificielle et aux nouvelles responsabilités qu’elle soulève, aux côtés de Louis-Marie Lorin, CEO Bunka.ai, Bertrand Rubio, Chief Operating Officer Iskera et Valérie Lafarge-Sarkozy, avocate associée, spécialiste des risques de responsabilité ADVANT Altana.

L’occasion de partager les retours d’expérience des adhérents de ROAM, pour qui l’IA constitue désormais un levier stratégique et un véritable enjeu de performance opérationnelle.

Si son adoption est largement engagée, les niveaux de maturité restent très disparates, allant des premières expérimentations (POC) à des cas d’usage concrets : recherche documentaire, assistance à la souscription, détection des fraudes…

Dans son intervention, Sébastien Acedo a notamment souligné trois axes majeurs de création de valeur :

– L’IA pour tous : acculturer et former les collaborateurs aux nouveaux usages, ce qui apporte des gains de productivité et une meilleure qualité de leurs productions.

– L’IA pour les métiers : accompagner la transformation des activités, notamment en souscription, en gestion de sinistres mais aussi en conformité et lutte contre la fraude.

– L’IA pour l’IT et la data : moderniser les systèmes d’information, valoriser les données et contribuer à la cybersécurité.

Il a listé les cas d’usage des adhérents de ROAM :

– Démontrer le ROI en mesurant les gains réels et en priorisant les cas d’usage à forte valeur,

– Maîtriser les risques (IA act, RGPD, DORA),

– Industrialiser les initiatives en passant des POC au déploiement massif,

– Accompagner les transformations en acculturant les équipes, en réfléchissant à l’évolution des métiers avec l’impact de l’IA et en mettant en place un système de bonne gouvernance de l’IA.

Au-delà des opportunités, les échanges ont également mis en lumière les enjeux de responsabilité, de couverture assurantielle et, surtout, de gouvernance liés au déploiement de l’IA.

« L’IA doit nous éclairer, pas nous éblouir », a conclu Sébastien Acedo, rappelant que la gouvernance doit constituer à la fois « le permis de construire et le permis de conduire de l’IA ».